Plus de pharmacies en Polynésie, c’est pour bientôt

Comme le signal le site actu.fr, en juin 2019, l’assemblée de la Polynésie française a adopté une loi du Pays modifiant les conditions de création des officines de pharmacie et certaines dispositions relatives à l’exercice de la pharmacie.

Suite à ce texte, le conseil de l’ordre des pharmaciens de la Polynésie française, le syndicat des pharmaciens de la Polynésie française et le syndicat des pharmaciens des îles et de Tahiti saisissaient le Conseil d’État afin que cette loi du Pays soit déclarée non conforme.

En octobre, le conseil d’État a débouté les demandes des syndicats et la loi du Pays pourra entrer en vigueur dans le mois qui vient.
La loi du Pays dispose que “dans les communes d’une population inférieure à 5 000 habitants, il ne peut être délivré plus d’une licence d’officine de pharmacie. Un seuil qui était auparavant fixé à 7 000 habitants. Le Conseil d’État a estimé que cette mesure aiderait à une meilleure offre de soin, contrairement à ce qu’affirmaient les syndicats. “En abaissant le seuil permettant l’ouverture d’une deuxième officine de pharmacie dans une commune, les dispositions attaquées, loin de méconnaître le droit à la protection de la santé, permettront au contraire d’améliorer l’accès aux produits pharmaceutiques en Polynésie française”, poursuit le Conseil d’État dans ses conclusions.

Autre point sur lequel les syndicats de pharmaciens ne l’emportent pas, la possibilité pour une pharmacie d’ouvrir une seconde officine, “afin de faciliter l’approvisionnement en médicaments de la population”. Les requérants soutenaient que la possibilité d’ouvrir des locaux secondaires méconnait le droit à la protection de la santé et porte atteinte à la liberté d’entreprendre.

Selon Tahiti Infos, la validation du texte pourrait permettre les ouvertures prochaines de quatre nouvelles pharmacies à Tahiti, dans les communes de Arue, Hitia’a o te Ra, Teva i Uta, Papara et d’une officine supplémentaire à Bora Bora, aux îles Sous-le-Vent.